domingo, 20 de mayo de 2018

Ven, que te dé un verso


Del 21 al 25 de mayo



Salvador Rojo

Asunción de la poesía 
[fragmento]
I
Yo me nazco, yo misma me levanto,
organizo mi forma y determino
mi cantidad, mi número divino,
mi régimen de paz, mi azar de llanto.

Establezco mi origen y termino
porque sí, para nunca, por lo tanto.
Soy lo que se me ocurre cuando canto.
No tengo ganas de tener destino.

Mi corazón estoy elaborando:
ordeno sufrimiento a su medida,
educo al odio y al amor lo mando.

Me autorizo a morir sólo de vida.
Me olvidarán sin duda, pero cuando
mi enterrado capricho lo decida.


MARÍA ELENA WALSH

lunes, 14 de mayo de 2018

Entre son et sens

Jacqueline Corbac



APRÈS L’ONDÉE


Dieu merci, la pluie est tombée

En de fluides longues flèches,

La rue est comme un bain d’eau fraiche,

Toute fatigue est décourbée.



Les réverbères qui s’allument

Par cette nuit lourde et mouillée,

Brillent dans la ville embrouillée

Comme des phares sur la brume.



Un parfum de verdure nage

Dans toute cette eau renversée;

À petites gouttes pressées

L’été s’évade du naufrage.



On voit des gens à leur fenêtre

Qui, le corps et le rêve en peine,

Respiraient et vivaient à peine,

Et que l’ondée a fait renaître.



La journée était moite et lente

Et couvait trop son rude orage;

Maintenant l’esprit calme et sage

Se trempe d’eau comme une plante.



L’âme était sèche, âcre et rampante,

L’éclair y préparait sa course;

L’air est dans l’air comme une source,

D’humides courants frais serpentent,



Tout se repose, tout s’apaise,

Tout rentre dans l’ombre et le somme,

Tandis que meurt au coeur de l’homme

Le feu des volontés mauvaises…

Anna de Noailles, L’ombre des jours
 
Edouard Cortes
 
Matériel sélectionné par Rosalía Montoya

domingo, 13 de mayo de 2018

domingo, 6 de mayo de 2018

Ven, que te dé un verso


Semana del 7 al 11 de mayo

Paula Mayor


Hora tras hora, día tras día…

Hora tras hora, día tras día,
entre el cielo y la tierra que quedan
eternos vigías,
como torrente que se despeña,
pasa la vida.

Devolvedle a la flor su perfume
después de marchita;
de las ondas que besan la playa
y que una tras otra besándola expiran
recoged los rumores, las quejas,
y en planchas de bronce grabad su armonía.

Tiempos que fueron, llantos y risas,
negros tormentos, dulces mentiras,
¡ay!, ¿en dónde su rastro dejaron,
en dónde, alma mía?

Rosalía de Castro

Entre son et sens


Pierre-Auguste Renoir 


LA FÊTE DES MÈRES 

La date de cette fête en l’honneur des mères est différente en fonction des pays ( en grande majorité en mai). 
Cette année, en France, elle aura lieu le 27(le dernier dimanche de mai ). En Espagne, elle est célébrée le 6 mai ( le premier dimanche de ce mois).




OH! L’AMOUR D’UNE MÈRE 


Ce siècle avait deux ans… 
Alors dans Besançon, vieille ville espagnole, 
Jeté comme la graine au gré de l’air qui vole, 
Naquit d’un sang breton et lorrain à la fois 
Un enfant sans couleur, sans regard et sans voix; 
Si débile, qu’il fut, ainsi qu’une chimère, 
Abandonné de tous, excepté de ma mère, 
Et que son cou plié comme un frêle roseau 
Fit faire en même temps sa bière et son berceau 
Cet enfant que la vie effaçait de son livre, 
Et qui n’avait pas un lendemain à vivre, 
C’est moi. 
Je vous dirai peut-être quelque jour 
Quel lait pur, que de soins, que de voeux, que d’amour, 
Prodigués pour ma vie en naissant condamnée, 
M’ont fait deux fois l’enfant de ma mère obstinée: 
Ange qui sur trois fils attachés à ses pas! 
Epandait son amour et ne mesurait pas 
Oh! L’amour d’une mère! Amour que nul n’oublie! 
Pain merveilleux qu’un Dieu partage et multiplie! 
Table toujours servie au paternel foyer! 
Chacun en a sa part et tous l’ont tout entier!


Victor Hugo, Extrait du recueil Les Feuilles d’automne

Matériel sélectionné par Rosalía Montoya

miércoles, 2 de mayo de 2018

Entre son et sens




PREMIER MAI, FÊTE DU TRAVAIL ET DU MUGUET


Le premier mai est un jour férié en France: c’est en l’honneur du travail et des travailleurs . On célébre également la “fête du muguet”( la tradition d’offrir un brin ou un petit bouquet de muguet “porte-bonheur” à la famille et aux amis).

Le muguet ( lys de la vallée) signifie “le retour du bonheur”. On dit que celui qui trouve “ un brin de muguet à treize clochettes sera tout particuliérement favorisé par le destin!”









LE MUGUET

Cloches naïves du muguet ,

Carillonnez ! car voici Mai !



Sous une averse de lumière,

Les arbres chantent au verger,

Et les graines du potager

Sortent en riant de la terre.



Carillonnez ! car voici Mai !

Cloches naïves du muguet !



Les yeux brillants, l’âme légère,

Les fillettes s’en vont au bois

Rejoindre les fées qui , déjà ,

Dansent en rond sur la bruyère.



Carillonnez ! car voici Mai !

Cloches naïves du muguet !


Maurice Carême



 

LE MUGUET


Un bouquet de muguet ,

Deux bouquets de muguet ,

Au guet ! Au guet !

Mes amis, il m’en souviendrait.

Chaque printemps, au premier mai.

Trois bouquets de muguet ,

Gai ! , Gai !

Au premier mai,

Franc bouquet de muguet.



Robert Desnos


MATÉRIEL SÉLECTIONNÉ PAR ROSALÍA MONTOYA

martes, 24 de abril de 2018

Entre son et sens


Van Gogh


Le 23 avril, on fête la JOURNÉE MONDIALE DU LIVRE dans le monde entier. C’est une incitation à la lecture et au plaisir de la littérature.

Voici quelques citations à props des livres:

Van Gogh



“Le livre est un support universel qui unit les hommes dans l’espace et dans le temps. C’est un navire entre les âmes, une lumière dans l’obscurité”
Henri Loevenbruck

“Un livre, un vrai livre, ce n’est pas quelqu’un qui nous parle, c’est quelqu’un qui nous entend, qui sait nous entendre”
Christian Bobin

“Les memes livres, relus à different âges, ne paraissent plus les mêmes”
Félicité de Genlis

“Brûler un livre , ou l’écrire, sont les deux actes entre lesquelles la culture inscrit ses oscillations contraires”
Maurice Blanchot


Paul Signac



LE PONT MIRABEAU 


Sous le pont Mirabeau coule la Seine 
Et nos amours 
Faut-il qu’il m’en souvienne 
La joie était toujours après la peine 


Vienne la nuit sonne l’heure 
Les jours s’en vont je demeure 


Les mains dans les mains restons face à face 
Tandis que sous 
Le pont de nos bras passe 
Des éternels regards l’onde si lasse 


Vienne la nuit sonne l¡heure 
Les jours s’en vont je demeure 


L’amour s’en va comme cette eau courante 
L’amour s’en va 
Comme la vie est lente 
Et comme l’Espérance est violente 


Vienne la nuit sonne l’heure 
Les jours s’en vont je demeure 



Passent les jours et passent les semaines 
Ni temps passé 
Ni les amours reviennent 
Sous le pont Mirabeau coule la Seine 


Vienne la nuit sonne l’heure 
Les jours s’en vont je demeure 


Guillaume Apollinaire (1881-1918), Alcools

Matériel sélectionné par Rosalía Montoya